Bonn, Allemagne. Les Missionnaires clarétains, par l’intermédiaire de la Fondazione Proclade Internazionale–Onlus (FPI), ont pris une part active à la 64e session des organes subsidiaires (SB64) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui s’est tenue à Bonn, en Allemagne, du 8 au 18 juin 2026. Les clarétains étaient représentés par le P. Rohan Dominic, CMF, coordinateur de l’équipe clarétaine auprès des Nations Unies, et le P. Vincent Anes, CMF, co-secrétaire de la commission USG-UISG pour la justice, la paix et l’intégrité de la Création.
Les sessions annuelles des organes subsidiaires (SB) constituent les principales négociations climatiques de mi-année dans le cadre de la CCNUCC. Réunissant des négociateurs gouvernementaux, des agences des Nations Unies, des organisations de la société civile, des scientifiques, des peuples autochtones, des mouvements de jeunesse et des organisations confessionnelles, ces réunions permettent de préparer des décisions techniques et de négocier des mesures de mise en œuvre qui façonnent l’ordre du jour de la conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques (COP). La réunion de cette année, connue sous le nom de SB64, a marqué une étape importante sur le chemin menant de la COP30 à Belém (Brésil) à la COP31, qui se tiendra à Antalya (Turquie) plus tard cette année.
Tout au long des négociations, la délégation de Proclade a travaillé en étroite collaboration avec le Réseau des acteurs catholiques pour le climat et l’environnement (NCCEA) ainsi qu’avec d’autres partenaires œcuméniques et interreligieux, veillant à ce que les dimensions morales et éthiques de l’action climatique demeurent au cœur des discussions politiques internationales. S’inspirant de la doctrine sociale de l’Église et de la vision de l’écologie intégrale exprimée dans *Laudato Si’*, *Laudate Deum*, *Fratelli Tutti* et *Magnifica Humanitas* du pape Léon XIV, les clarétains ont plaidé en faveur de politiques climatiques plaçant la dignité humaine, la justice et la protection de la Création au centre de leurs préoccupations.
Les représentants de Proclade ont participé à des réunions de coordination stratégique du NCCEA, se sont joints au dialogue avec la délégation du Saint-Siège et ont contribué à renforcer le lien entre le plaidoyer de la société civile et la voix diplomatique de l’Église. Ils ont également pris part au dialogue interreligieux annuel « Talanoa » réunissant des acteurs confessionnels ainsi qu’à la réunion de coordination du Comité de liaison interreligieux, témoignant ainsi aux côtés d’autres traditions religieuses.



La délégation a mené des consultations et des réunions de réseautage avec diverses organisations à différents niveaux de collaboration, renforçant ainsi le réseau de partenaires de Proclade en vue de la COP31. Elle a également suivi des axes de négociation clés, notamment ceux relatifs à la transition juste et à l’Action pour l’autonomisation climatique (ACE), tout en consolidant ses partenariats avec des organisations catholiques, des réseaux confessionnels et des acteurs de la société civile œuvrant pour la justice climatique.
Dans le cadre du processus de la CCNUCC, l’engagement de Proclade se concentre sur cinq priorités : la transition juste, l’abandon des combustibles fossiles (TAFF), la finance climatique (y compris les pertes et préjudices), l’Action pour l’autonomisation climatique (ACE) et le Bilan mondial (GST).
Une contribution marquante a eu lieu lors des points de presse de la NCCEA, où le père Vincent Anes a évoqué les défis éthiques posés par les technologies émergentes, soulignant que l’intelligence artificielle doit toujours servir l’humanité, préserver la dignité humaine et contribuer au soin de notre maison commune, plutôt que de devenir un instrument d’exclusion ou de conflit.
Bien que les attentes concernant la SB64 aient été élevées, les négociations ont abouti à des résultats mitigés. Des progrès ont été réalisés dans l’avancement des discussions sur le programme de travail pour une transition juste et dans la poursuite de l’examen de l’Action pour l’autonomisation climatique. Toutefois, les négociations sur le financement de l’adaptation ont piétiné, tandis que des engagements significatifs en matière de financement climatique et de soutien aux pertes et préjudices se sont fait attendre. Le décalage persistant entre des engagements climatiques ambitieux et une action politique concrète a une fois de plus mis en évidence l’urgence d’une solidarité accrue envers les communautés les plus vulnérables de la planète.
Pour les Clarétains, la participation à la SB64 a réaffirmé l’importance de maintenir une présence fondée sur la foi au sein des négociations internationales sur le climat. Au-delà de sa contribution aux débats politiques, la délégation a tenu à témoigner du lien indissociable entre le cri de la Terre et le cri des pauvres, rappelant aux décideurs que l’action climatique est fondamentalement une question de justice, de dignité humaine et de souci des générations futures.
Alors que les préparatifs s’orientent désormais vers la COP31 à Antalya, les Missionnaires clarétains restent déterminés à collaborer avec l’ensemble de l’Église, les partenaires œcuméniques, la société civile et la communauté internationale pour promouvoir une réponse à la crise climatique qui soit ambitieuse, centrée sur les personnes et fondée sur la justice. Grâce à l’action de la Fondazione Proclade Internazionale–Onlus auprès des Nations Unies, les Clarétains continueront de porter la voix des communautés vulnérables et de plaider en faveur de politiques protégeant à la fois les populations et la planète.



![[2026-06-18] Convention sur les changements climatiques – UN-1](https://i0.wp.com/www.claret.org/wp-content/uploads/2026/06/2026-06-18-Convention-on-Climate-Change-UN-1.jpg?fit=1728%2C972&ssl=1)







